Echos et rumeurs pour les nuls
Echos&Rumeurs a un an ! L'occasion pour la rédaction de revenir sur l'historique de ce site qui a tant agité la sphère démocrate pendant et après les élections régionales.
C'est en décembre 2009 que naît E&R, face à l'absence totale d'information que connaissaient les adhérents du MoDem, alors bien plus nombreux qu'aujourd'hui.
L'objectif, informer les adhérents, répondait en effet à un grand danger pour François Bayrou : sans information, pas de transparence et donc pas de démocratie.
Dès le lancement d'E&R, la rédaction a donc publié chaque jour des nouvelles, dont la mise en forme était simple et factuelle, et non pas satirique à l'instar d'autres blogs "chauds" de la blogosphère MoDem.
On y trouvait en outre des informations de première main publiées nulle part ailleurs, traitant des événements de toutes les régions, des informations mal référencées issues de la presse locale, ou encore des informations exclusives, souvent publiées sous forme de questions (comme "De Sarnez déçue par Dolium ?").
L'ensemble de ces informations était traité et diffusé avec une très grande réactivité, faisant bientôt d'E&R un des blogs politiques les plus lus des élections régionales : à partir de janvier 2010, le site comptait chaque jour des milliers de visiteurs uniques.
D'autres médias, comme LeMonde.fr ou Slate.fr, citent E&R dans leurs dossiers consacrés à la campagne régionale du MoDem.
Afin de répertorier au mieux tous les grands couacs internes, la rédaction d'E&R diffusa le 14 février une "Carte des couacs démocratiques au MoDem", qui fut vue par plus de 30 000 visiteurs uniques en l'espace d'une semaine.
Peu après le lancement du site, un débat eut lieu sur l'impossibilité d'y publier des commentaires. En effet, ce site, fonctionnant au départ comme celui d'une agence de presse, diffusait les informations de manière passive. Les commentaires étaient fermés, chacun pouvant écrire à la rédaction pour lui faire parvenir un droit de réponse (Loi du 29 juillet 1881).
Ce débat s'acheva par la suppression d'E&R du widget de la blogosphère MoDem. En fut également écarté le site de la blogueuse émérite Corinne Lepage, alors pourtant vice-présidente du MoDem, et ce pour non-conformité à un nouveau règlement improvisé pour l'occasion.
Peu après le lancement, la rédaction fut rapidement inondée de courriels en provenance de lecteurs. Pendant ces quelques mois, des responsables, des cadres, des élus et de simples militants ont envoyé à la rédaction des centaines de messages.
Pendant cette période puis pendant la crise qui a suivi le 14 mars, pas un jour ne se passait sans qu'un responsable ne démissionne ou qu'un couac ait lieu localement, comme en Languedoc-Roussillon (affaire Dufour) ou en Poitou-Charentes (Alexis Blanc et Ségolène Royal).
Mais après le Conseil national du 27 mars, alors que toutes les tentatives de réforme du MoDem échouent, l'idée de contribuer à la refondation d'un MoDem moins sectaire est désormais compromise.
A partir de ce moment, Echos&Rumeurs commence à publier des séries d'articles humoristiques (catégorie Glups !), ainsi que des Dossiers détaillant toute l'arrière-boutique du MoDem.
Après quelques articles au cours de l'été 2010, E&R cessera totalement de publier, face à la diminution du nombre d'informations relatives à un appareil désormais carbonisé.
La "réélection" de M. Bayrou à la tête du MoDem en est d'ailleurs la preuve. Aussi, nous concluons cet article par l'analyse chiffrée de la fonte de la base militante :

| Consultation, juin 2008* |
Congrès, décembre 2010** |
|
| Adhérents à jour de cotisation | 60 000 |
18 965 (- 68,39%) |
| Votants | 15 629 | 5 007 (26,40%) |
| Votes blancs et nuls | 168 | 266 (5,31%) |
| Votes pro-bayrou | 15 322 | 4 741 (94,69%) |
* Vote papier par correspondance, une seule motion soumise, celle du Président
** Vote par Internet, sans garantie aucune de confidentialité
Petit calcul : sur les 60 000 adhérents de 2008, 7.90% seulement ont réélu François Bayrou en décembre 2010.




